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Agent d’analyse des verbatims clients

Cet agent lit l’ensemble de vos retours qualitatifs, réponses libres d’enquête, notes d’appel, conversations de chat et rapports d’escalade, en extrait les irritants qui reviennent et propose des hypothèses sur ce qui les provoque.

Le problème n’est plus de collecter

Les entreprises savent construire une enquête de satisfaction. Les modèles de questionnaires abondent, les outils d’envoi sont accessibles, et le taux de réponse s’est professionnalisé.

Ce que personne n’explique, c’est quoi faire des quatre mille réponses libres qui arrivent ensuite. Elles sont lues par échantillon, résumées de mémoire par la personne qui les a parcourues, et la note chiffrée finit par occuper toute la place dans le rapport parce qu’elle seule se met dans un tableau.

Le champ libre est pourtant le seul endroit où le client dit ce que vous n’aviez pas pensé à demander.

Ce que fait l’agent

Il traite le corpus entier, sans échantillonnage. Il regroupe les retours par thème, mesure le poids et la tonalité de chacun, suit leur évolution d’une vague à l’autre et rapproche les sources : ce qui remonte dans les enquêtes, ce qui remonte au téléphone et ce qui remonte en escalade ne se recoupent jamais complètement.

Il produit ensuite une synthèse destinée au comité, avec les irritants classés par fréquence et par intensité, et ce qui a bougé depuis la dernière mesure.

Les sources qu’il traite

  • Réponses libres d’enquête : questionnaires de satisfaction, mesures de recommandation, enquêtes après intervention.
  • Notes d’appel : comptes rendus saisis par les conseillers, y compris rédigés en style télégraphique.
  • Conversations écrites : chat, messagerie, courriels entrants.
  • Rapports d’escalade et réclamations, où se concentrent les cas les plus coûteux.
  • Tickets support, dont le champ de description contient souvent l’information que la catégorie ne capture pas.

Du thème à la cause

Savoir que le délai de livraison revient dans trois retours négatifs sur dix est un thème. Il indique où regarder, pas quoi corriger.

Savoir que ces retours se concentrent sur un entrepôt, apparaissent à partir de mars et concernent surtout les commandes de plus de deux articles est une hypothèse de cause. Elle désigne un responsable et une action.

L’agent franchit ce pas en croisant les verbatims avec vos données structurées : date, canal, produit, site, segment, ancienneté. C’est ce croisement qui distingue une analyse qualitative utile d’un nuage de mots-clés.

Les hypothèses restent des hypothèses. Elles se confrontent au métier, qui sait souvent déjà ce que les données suggèrent, et qui confirme ou écarte en quelques minutes.

Ce dont il a besoin

  • Les verbatims, dans leur format d’origine, sans retraitement préalable.
  • Les données structurées associées : date, canal, entité, produit, segment. Sans elles, l’analyse s’arrête au thème.
  • Votre nomenclature d’irritants, si vous en avez une. Sinon l’agent en propose une à partir du corpus, que vous ajustez.
  • Les vagues précédentes, pour mesurer les trajectoires plutôt que de photographier un instant.
  • Vos règles de traitement des données personnelles, les verbatims en contenant presque toujours.

Ce qu’il produit

  • La cartographie des irritants : thèmes, poids, tonalité, et la part du corpus que chacun représente.
  • Les hypothèses de cause, formulées et documentées, avec les croisements qui les soutiennent.
  • Les trajectoires : ce qui progresse, ce qui reflue, et depuis quelle vague.
  • La synthèse pour le comité, une page, avec les trois sujets qui appellent une décision.
  • Les verbatims représentatifs de chaque thème, parce qu’une citation bien choisie convainc un comité mieux qu’un pourcentage.

Les données personnelles dans les verbatims

Un verbatim contient presque toujours des données personnelles. Le client se nomme, cite son numéro de contrat, mentionne un conseiller, décrit une situation familiale ou de santé pour expliquer sa réclamation.

Trois points se traitent au cadrage. La pseudonymisation du corpus avant analyse, qui suffit dans la plupart des cas. La durée de conservation, alignée sur votre politique. Et la question de savoir si les verbatims peuvent sortir de votre infrastructure, ce qui détermine le mode de déploiement.

Ce sujet relève du même cadre que notre offre de conformité et gouvernance des systèmes d’IA.

Ce qui fait échouer une analyse de verbatims

  • Le nuage de mots. Il montre que les clients parlent de « livraison » et de « prix », ce que tout le monde savait. Sans poids, sans tonalité et sans croisement, il ne mène à aucune décision.
  • L’analyse sans les données structurées. Elle s’arrête au thème et ne désigne jamais de responsable.
  • La photographie unique. Une vague isolée dit où vous en êtes, pas dans quel sens vous allez. Les trajectoires comptent davantage que les niveaux.
  • La synthèse sans arbitrage. Trente irritants remontés à un comité produisent trente hochements de tête et aucune décision. Trois, hiérarchisés et chiffrés, en produisent une.

Comment nous le déployons

Nous reparamétrons l’agent sur vos sources, votre nomenclature et vos règles de traitement des données personnelles, y compris pour une exécution entièrement sur votre infrastructure. Comptez trois à cinq semaines entre le premier corpus et une cartographie exploitable.

À la livraison, vous détenez le code source, la documentation et le protocole d’évaluation. Le détail de notre méthode figure sur la page agents IA sur mesure.

Questions fréquentes

Que faire des réponses libres d’une enquête de satisfaction ?

Les traiter dans leur intégralité plutôt que par échantillon, les regrouper par thème avec un poids et une tonalité, puis les croiser avec vos données structurées pour passer du constat à la cause. C’est ce que fait cet agent, et c’est ce qui manque à la plupart des dispositifs d’enquête.

Quelle différence avec l’analyse des avis publics ?

Les verbatims proviennent de vos enquêtes et de vos échanges, donc d’une population représentative de votre clientèle. Les avis publics sont déposés spontanément par les très satisfaits et les très mécontents. Les deux corpus se lisent ensemble et ne disent pas la même chose.

Combien de verbatims faut-il ?

Quelques centaines suffisent pour dégager des thèmes stables. Quelques milliers permettent de croiser par entité, par produit ou par segment sans que les effectifs deviennent trop faibles pour conclure.

Comment passe-t-il du thème à la cause ?

En croisant les verbatims avec la date, le canal, l’entité, le produit et le segment. Un irritant qui se concentre sur un site et apparaît à une date donnée désigne un événement, là où le thème seul ne désigne personne.

Nos verbatims sortent-ils de notre infrastructure ?

Non si vos règles l’interdisent. L’agent peut s’exécuter entièrement chez vous. Dans tous les cas, le corpus est pseudonymisé avant analyse, les verbatims contenant presque toujours des données personnelles.

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Parlons de vos retours clients

Dites-nous combien de verbatims vous collectez par an et ce que vous en faites aujourd’hui. Nous vous dirons ce qu’une lecture complète ferait apparaître, et ce qu’elle suppose côté données.